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Année scolaire 2017/2018 Bilan et perspectives (suite)

L’enlèvement du professeur Ivo Leke Tambo, président du conseil d’administration du GCE-Board reste jusqu’ici le cliché le plus marquant de ces moments tristes qui ont marqué l’année scolaire2017/2018 dans les deux régions anglophones du Cameroun.

Etablissements scolaires vandalisés

Une année scolaire très agitée dans le sous-système anglophone

L’on doit associer à ce que l’on peut qualifier de drame, les incendies  à répétition perpétrés sur des lycées d’enseignement général et bilingue voir technique, ainsi que des collèges d’enseignement privé  laïc et même confessionnel. C’est ainsi que des collèges de renom comme le collège Sacré Heard de Bamenda, et plusieurs autres  situés dans la région du Nord-Ouest et  du Sud-ouest ont été vandalisés. Un surveillant général a même trouvé la mort lors de l’attaque de l’un de ces établissements scolaires public  en début du mois de mai.

Ces actes  qui sont consécutifs aux velléités sécessionnistes, ont eu  des conséquences graves sur le déroulement de l’année scolaire 2017/2018. La première a été le retard observé  dans l’envoie des dossiers des examens au GCE-Board  en février dernier. Ce retard  a contraint l’ancien ministre des enseignements  secondaires, Jean Ernest Ngallè Bibehè, à prolonger les délais de recevabilité des dossiers de ceux qui  voulaient concourir. L’autre conséquence a été le phénomène des déplacés. Il a d’ailleurs eu le mérite de faire partir de certains villages même les élèves qui avaient déjà envoyé leurs dossiers  d’examens. Plusieurs  d’entre eux se sont retrouvés au Nigéria voisin. D’autres se sont  réfugiés dans les villes où, ils n’ont pas eu droit à la poursuite de leurs études. La troisième conséquence et non des moindres est l’ambiance qui prévaut dans ces deux régions au moment où les examens officiels de ce sous-système pointent déjà à l’horizon.  En effet, même si les autorités semblent déterminées à « affronter tous ceux qui oseront perturber les examens du GCE-Board et autres et les écraser » comme l’a prévenu le gouverneur Adolphe  Lélé Lafrique du Nord-Ouest lors d’une réunion préparatoire au bon déroulement des dits examens, l’on ne semble pas toujours sorti de l’auberge. En tout cas, les élèves qui affrontent dans les prochains jours les épreuves, gardent les stigmates d’une   violence atroce et dénuée de fondement et  qui les a mis face de tirs d’armes nourris  perpétrés par des individus qui les  ont empêchés  de fréquenter normalement pour le compte de cette année scolaire.

Il reste maintenant à espérer que la prochaine année scolaire connaisse un apaisement. Cela permettrait aux pouvoirs publics de se rattraper par à la reconstruction des infrastructures vandalisées par exemple.

 

Parfaite maitrise dans l’enseignement confessionnel

Dans l’enseignement confessionnel, la maitrise a été au rendez-vous. Au SEDUC-CEBEC comme dans l’enseignement catholique, les responsables se sont déployés comme un seul homme pour garantir un succès à l’année qui s’achève.

A l’instar des autres ordres d’enseignement, on a également vu l’enseignement islamique dans la même bataille. Question d’honorer la communauté éducative nationale des résultats satisfaisants.

Pour mettre les élèves au pas, on  a vu les responsables des établissements  scolaires de ces différents ordres d’enseignement organiser des cours de remise à niveau pour parer au plus pressé. C’est ainsi que les élèves sont restés dans les salles de classe pendant la période des congés de pâques. Même les samedis ont été mis à contribution pour l’organisation des répétitions dans les ces établissements scolaires. Comme quoi, ils voulaient être tous au pas.

 

La Clandestinité malgré tout

Malgré la volonté observée dans les rangs des acteurs de terrain, on peut cependant regretter que les mauvaises habitudes aient la peau dure.

Le souhait des pouvoirs publics d’assainir le secteur de l’éducation en général s’est encore heurté à plusieurs handicaps cette année. Et parmi ceux-ci, la clandestinité qui a une fois de plus été au rendez-vous de l’année scolaire qui s’achève.

En effet, plusieurs établissements scolaires qui étaient censés ne pas ouvrir les portes ont malheureusement fonctionné cette année. On les a vu recruter en grande pompe des élèves, sans se soucier des règles qui régissent ce secteur névralgiques de la vie de la nation. En tout cas, plusieurs desdits établissements, n’ont pas reçu l’autorisation d’ouverture. Mais leur promoteur s’appuie sur l’autorisation de création, pour ouvrir les portes de leur structure. Créant ainsi tout un problème à ceux qui sont chargés de réguler.

C’est la raison pour laquelle on a été surpris que ce désagrément soit encore au rendez-vous cette année scolaire finissant.

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