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1000 enseignants bilingues affectés dans les régions anglophones

Le communiqué a été rendu public le vendredi 25 mai 2018 par le ministre des enseignements secondaires Pauline Nalova Lyonga.

Ils sont tous des enseignants recrutés dans le cadre de l’opération des 1000 instruits par le chef de l’Etat son excellence Paul Biya. Ils sont  tous bilingues et  ont été  mis à la disposition de Pauline Nalova Lyonga, après leur enrôlement à la fonction publique par le chef de ce département ministériel, Joseph Anderson Le,  qui se serait consacré à la tâche, à la grande surprise de certains observateurs qui ont cru que du fait des lenteurs administratives, ce dossier trainera. Que non ! Car, le communiqué du ministre des enseignements secondaires indique par ailleurs que ceux-ci ont même déjà été mutés dans les établissements scolaires des régions du Sud -Ouest et du Nord-Ouest. Question de se conformer aux instructions présidentielles.

Cette nouvelle cuvée des enseignants vient enrichir l’offre en ressources humaines surtout en ces moments où plusieurs établissements de ces régions commençaient à voir  ceux-ci partir des lieux du fait des exactions des sécessionnistes. Leur présence permettra à coup sûr de surmonter les difficultés inhérentes au déficit qui caractérisait cet ordre d’enseignement, et surtout dans les régions anglophones où, jusqu’ici il n’y avait pas d’enseignants bilingues capables de dispenser les matières scientifiques. La promesse du chef de l’Etat se matérialise d’ailleurs à quelques mois du début de l’année de l’année scolaire 2018/2019, et intervient comme une solution  à l’un des problèmes posés par la communauté éducative des régions anglophones du pays. A savoir : celui du déficit en enseignants qui sera résolu progressivement si  l’on s’en tient aux conséquences de cet acte du chef de l’Etat.

Il va sans dire que le déficit ne se limite pas seulement à celui des ressources humaines. Le pays tout entier est confronté à des problèmes réels au plan éducatif. Parmi ceux-ci figure en  bonne place la crise infrastructurelle qui paralyse plusieurs zones rurales. Les élèves de

plusieurs villages ont fréquenté cette année scolaire qui s’achève dans des conditions  de précarité indescriptible. Pas de salle de classe dans des établissements à cycle complet, pas de table bancs pour ceux qui en disposaient, ou encore salles de classe délabrées, pas de salle multimédias dans plusieurs établissements scolaires, pas de bibliothèques, etc…  le problème du manuel scolaire est toujours d’actualité. On espère que les dispositions prises par le premier ministre Philémon Yang, seront respectées dès la prochaine année scolaire, pour redonner enfin vie à ce secteur qui a été longtemps abandonné entre les mains des bandits à col blanc et des analphabètes. Et sur ce terrain nous souhaitons que les inspecteurs

nationaux de pédagogie reprennent leur bâton de pèlerin pour censurer tous ceux qui peuvent nuire au bon fonctionnement tant souhaité par les observateurs du système éducatif Camerounais.

Des problèmes qui sont également connus par l’autorité suprême de notre pays. On souhaite que des solutions soient également trouvées au fur et à mesure pour améliorer notre système éducatif.

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