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Scène d’anthropophagie insoutenable a Mbouda

Un jeune homme tue et mange la tête de sa victime le dimanche 03 juin 2018 à Bamessingué aux confins de la ville de Mbouda.

Atteint de démence depuis peu, l’auteur de ce crime odieux aurait pourtant cherché à obtenir guérison auprès d’un tradi-praticien du coin réputé guérir des fous. Seulement, le cas de Franky semblait singulier à bien d’égards quand bien même des indiscrétions recueillies dans son entourage par nos confrères qui ont relayé l’information, laissent plutôt entendre qu’il aurait plutôt été conditionné par la loge ésotérique que le jeune étudiant des beaux-arts de Foumban intégra, pour bénéficier d’une fulgurante ascension dans le show-business pour lequel il avait par ailleurs opté pour se mouvoir en qualité d’artiste-musicien. Mais plutôt impatient de voir assouvir son ambition, il va plutôt écouter la voix occulte des gourous de la loge ésotérique qui auraient exigé de lui, un sacrifice humain, alors que le tradi-praticien attendait plutôt de lui, une confession préalable pour expier sa démence. Confession qui ne vint jamais mais qui dicta plutôt des velléités anthropophages au jeune Franky qui de ses propres aveux ne parvint pas à offrir en sacrifice ni le porc et encore moins le chat sur lesquels il se fondit préalablement avant de jeter son dévolu sur son infortunée victime qui, pourtant avait partagé les mêmes enceintes du tradi-praticien, également en quête de traitement de sa démence. Pourtant, ce n’aura pas été faute pour le tradi-praticien de restreindre la mobilité du jeune Franky en l’enchaînant pieds et mains, mais certainement mu par l’appel au meurtre de ses gourous occultes, il parvint à se libérer des chaînes aux mains et malgré les menottes qui tenaient ses chevilles liées, il escalada la clôture et se lança à la recherche du gibier pour un «sacrifice».

 

Infortune

En effet, il y a lieu de croire que sa victime n’avait pas été préalablement ciblée, tant il est vrai selon les révélations de nos confrères qui les premiers relayèrent ce drame, que Franky crut répondre à l’exigence de ses gourous en leur offrant en sacrifice un porc puis un chat que ces esprits auraient refusés, tenant absolument à ce que leur soit sacrifié un humain. Et le malheur a voulu que ce fut Jordan, 17 ans, l’un des malades du centre où était interné Franky qui fasse les frais de sa folie meurtrière. A preuve d’où vient-il qu’il ait pris des précautions pour le prendre par surprise et plutôt en dehors de l’enceinte dudit centre ? Certes, il usa ensuite d’un couteau pour le poignarder à la tête, avant de se régaler de son nez, ses yeux, et sa langue. Non content d’avoir accompli ce rituel macabre, il entreprit par ailleurs de souiller la dépouille étêtée de sa victime en déféquant sur celle-ci, en criant victoire. Suffisant pour ameuter le voisinage qui entreprit de le maîtriser et de le remettre aux mains des éléments de la gendarmerie de Mbouda, alertés. Au-delà de la consternation des populations riveraines au centre du tradi-praticien, les familles de l’assassin et de la victime sont inconsolables, même si pour l’opinion ce crime vient traduire l’enlisement dangereux des populations dans la pauvreté qui les rend crédules et vulnérables quand vient le moment pour elles de nourrir des ambitions de mieux-être que ne leur autorisent pourtant pas leurs revenus. Sinon, comment comprendre qu’un étudiant à l’institut des beaux-arts de Foumban, en soit plutôt à recourir aux artifices pour «percer» dans le domaine de la musique, alors qu’il lui aurait suffi d’être patient et de travailler inlassablement pour assouvir ce dessein.

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