Press "Enter" to skip to content

Minette Libom Li Likeng – La compétence faite femme

Révélée à l’opinion à la faveur de son passage à la direction générale des douanes aux destinées de laquelle elle aura présidé sept ans durant (de 2008 à 2015), Minette Libom Li Likeng est devenue par la force des choses, l’une des figures qui comptent au sein du sérail. Une posture qui ne l’empêche pas cependant de rester la femme qu’elle est à l’essence, en œuvrant à sa manière, pour son plein épanouissement.

A côté de Joseph Béti Assomo, le niveau ministre des postes et télécommunications, Minette Libom Li Likeng jouit d’une réputation qui l‘a précédée : celle de performances mélioratives des objectifs qui lui ont été assignés durant son mandat à la direction générale des douanes. Suffisant dès lors pour comprendre qu’elle veuille ne point rater le coche, parlant de l’impératif qu’a désormais notre pays à s’arrimer aux mutations technologiques adossées sur les Nouvelles technologies de l’information et de la communication (Ntic). Bien évidemment, on voudrait toujours mettre en exergue son background, celui lui ayant permis de maîtriser à merveille les procédures douanières, forte bien évidemment de son cursus au sein de l’institut de formation de la crème des gestionnaires des régies financières : l’Ecole nationale d’administration et de la magistrature (Enam). Mais en réalité, il ne fait point de doute, qu’elle doit sa notoriété à une gestion rationnelle à tous points de vue et singulièrement celle des ressources humaines qu’elle sait mobiliser en temps opportun. Du coup, la tâche qui l’attendait au Minpostel n’en a été que plus aisée, eu égard à la qualité des ressources dont dispose le département ministériel qui lui a été confié. Et dans cette optique, nul doute qu’elle s’est rapidement approprié rapidement les enjeux dudit département tenant notamment d’une plus grande vulgarisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication grâce à l’extension de la fibre optique, mais aussi et surtout de la compétitivité plus affirmée des communications.

 

Initiative et innovation

En effet, autant on aura noté des avancées certaines en la matière, autant malheureusement le coût des communications reste peu incitatif, faisant ainsi perdre d’énormes opportunités financières à l’Etat. Et comme Minette Libom Li Likeng est devenue par la force des choses, une véritable accro aux performances graduelles, il est fort à parier qu’elle est en passe d’opérer une véritable mutation au Minpostel, forte du challenge nouveau qu’elle doit relever en faisant prévaloir le même mode opératoire qui lui permit de faire de la douane camerounaise, l’un des plus important poste de recettes budgétaires. Et les perpétuelles mutations technologiques de mise dans son département ministériel l’y autorisent volontiers, ne serait-ce qu’à en juger par l’engouement que suscite l’économie numérique qu’elle a du reste eu le privilège de lancer sur le territoire national. Du coup, elle sait se fonder sur la gent féminine en direction de laquelle elle n’a de cesse de lancer des appels pressants, pour contribuer de manière significative à la dilution du gap numérique que connaît encore notre pays. En effet, en faisant de la vulgarisation des Ntic son cheval de bataille, il s’en suivra davantage d’engouement que celui qu’on observe aujourd’hui à en juger par l’adhésion grandissante des populations à l’usage des réseaux sociaux. Or, ce secteur peut valablement compter sur la pléiade d’opportunités adossées aux applications multiformes qui constituent autant de créations de revenus probants et pérennes à plus d’un titre.

 

Promotion des Ntic

Dans le cadre de son plan de développement de l’économie numérique, le gouvernement camerounais, à travers le ministère des Poste et Télécommunications, a déjà recensé près de 2700 projets TIC portés par des jeunes, et qui n’attendent plus que des appuis multiformes pour être mis en branle, apprend-on de sources internes de ce département ministériel. Et, le recensement de ces projets s’est fait à l’occasion des vidéoconférences nationales organisées l’année dernière et au début de l’année 2016 entre le ministre Minette Libom Li Likeng et des jeunes camerounais passionnés de TIC. «Ils ont tous exprimé le besoin d’un accompagnement approprié par les pouvoirs publics dans la formation, le cadrage des projets et la création d’entreprises numériques viables et durables», a confié Minette Libom Li Likeng, en lançant le concept «Globe-trotter de l’économie numérique». Cette caravane, qui fait office de première réponse aux besoins exprimés par les jeunes porteurs de projets TIC, consiste à sillonner le territoire national avec des équipes d’experts prodiguant divers conseils. Parmi ces structures devant mettre à disposition leurs expertises respectives, l’on retrouve la Camerounaise de facilitation, d’investissement et de service aux entreprises (Cafaise), structure spécialisée dans la finance et le montage des business plans, la banque camerounaise des Pme, l’Institut africain d’informatique ou encore l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle. Pour rappel, afin de tirer profit du dynamisme observé ces dernières années dans le numérique, le gouvernement camerounais s’est doté, l’année dernière, d’un plan national de développement de l’économie numérique, qui nécessite une enveloppe globale de 600 milliards de francs Cfa pour son implémentation.

Be First to Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *