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Opportunités agricoles – Le vivier d’emplois inexploré par la jeunesse

Souffrant de difficultés d’insertions socioprofessionnelles récurrentes, la jeunesse camerounaise peine néanmoins à intégrer le secteur agricole où il existe pourtant une pléiade de programmes qui lui est dédiée.

En élaborant le concept d’agriculture de seconde génération, le gouvernement y a adjoint un volet important : celui de l’intéressement des jeunes au secteur agricole, fort de ce que la réussite dudit concept est assujettie à la détention de ressources humaines mieux à même d’implémenter les exigences y attachées. Si pour ce faire, on substitue l’agriculture extensible à celle intensive, il s’en suit inéluctablement le recours aux techniques culturales qui, bien que ne faisant plus exclusivement recours à la force manuelle, requièrent la pleine appropriation des contraintes y afférentes tenant de la parfaite maîtrise technologique des engins, du suivi cultural, du traitement des plans et de gestion des débouchés nouveaux qu’engendre une productivité plus accrue. Et en ce sens, la jeunesse s’avère être la mieux à même à s’arrimer à de telles exigences forte de ce qu’elle se positionne inéluctablement dans l’air du temps auquel n’échappe pas l’agriculture. Et cela, les pouvoirs publics l’ont compris et ont fort à propos axé la pleine réussite de cette agriculture de seconde génération sur une plus grande implication de la jeunesse à la chose agricole. Et, désormais loin d’être confinée au seul labour manuel et de ce tout ce peut en tenir lieu, celle-ci peut participer amplement à la résorption du chômage endémique des jeunes, grâce au programme Paija (Programme d’appui à l’installation des jeunes agriculteurs). Et celui-ci, au travers du financement des parcelles développées par les jeunes ou leur insertion dans des pôles de développement initiés par l’Etat.

 

Booster la production agricole

Au travers de ce programme, ce ne sont pas tant les financements qui en constituent la pierre angulaire, tant il est vrai qu’il s’agit plutôt d’améliorer la production agricole globale aussi bien pour les produits de rente que les produits vivriers dont le choix est fonction des zones écologiques. C’est à ce titre que depuis son instauration, le Paija a permis l’installation de près de 300 jeunes se mouvant aussi bien dans la culture du bananier-plantain, du cacao, du maïs, du soja, du palmier à huile que d’autres cultures à fort potentiel de plus-value. Car, en filigrane, il s’agit de doter ces jeunes reversés dans l’agriculture de disposer de revenus permanents qui leur assurent un plein épanouissement. A ce titre, le Paija a entrepris de se déployer également sur le terrain du renforcement des capacités opérationnelles des acteurs du monde rural. Et pour ce faire, le programme d’appui à la rénovation et au développement de la formation professionnelle dans les secteurs de l’élevage, l’agriculture et la pêche constituent une réelle opportunité pour les jeunes qui choisissent les métiers agricoles. Ce d’autant plus qu’au terme de leur formation, ces jeunes peuvent bénéficier des financements dudit programme pour réaliser leurs exploitations agricoles et à en faire de véritables entreprises de production agricole avec la possibilité d’y adjoindre plus tard, un volet transformation de ladite production. Or, qui dit transformation dit préalablement des quantités plus importantes allant au-delà de la consommation en l’état qui du reste est peu rentable.

 

Aguerrir ce public-cible

En marge de ce programme spécifique, il n’est pas des structures de formation en agriculture qui se soient multipliées sur l’ensemble du territoire national, sous l’égide du ministère de l’agriculture et du développement rural. Au total, ce sont plus de 300 établissements conventionnels qui recrutent des apprenants de tous les niveaux d’études, y compris des apprenants sans diplôme aucun. En somme, il s’agit de susciter davantage d’engouement autour des activités agricoles au sein de la jeunesse camerounaise en œuvrant incidemment sur la dilution du chômage de celle-ci. Un pari qui est d’autant plus en passe d’être gagné car, ceux des jeunes qui choisissent d’embrasser la filière agricole, savent être valorisés au même titre que ceux issus des circuits éducatifs traditionnels et même supérieurs, si l’on s’en tient au fait que les écoles de formation de spécialistes en développement communautaire, en coopération, en infrastructures et équipements ruraux ainsi que celles des techniques d’agriculture débouchent tous sur des diplômes professionnels d’études supérieures. Et devant la fierté légitime que procurent tous ces parchemins, on comprend aisément pourquoi les pouvoirs publics fondent de réels espoirs pour la résorption plus marquée du chômage endémique des jeunes, ne serait-ce qu’à en juger par le nombre de plus en plus croissant des jeunes qui optent pour des formations en agriculture. Surtout que : «la terre ne ment pas et regorge de richesses encore enfouies et inexplorées».

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