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De nouveaux enseignants

Ils ont été recrutés  dans  la vague des 3000 retenus pour  le compte de  l’année 2018.

Ce sont en tout trente mille instituteurs vacataires qui viennent d’être recrutés depuis le 30 mai dernier. Cette opération entre dans la troisième phase du recrutement des instituteurs. Une opération  financée par la banque mondiale. Elle a   commencé en 2015 et  s’est  poursuivie en 2016. La troisième  phase devait avoir lieu l’année dernière. Mais elle n’a finalement eu lieu que cette année. Cette nouvelle dotation a permis au gouvernement de compléter les ressources humaines dans plusieurs régions du pays où le personnel se faisait rare. Dans cette perspective   le grand Nord s’est enrichi de 1000 enseignants supplémentaires. L’Extrême-Nord se dote de 450 nouveaux enseignants,  alors que le  Nord  en accueille 467.  Les autres régions auront le privilège de voir les autres venir alphabétiser leurs enfants dès la prochaine rentrée scolaire.

Cette nouvelle cuvée des enseignants du primaire ne comble malheureusement les attentes des populations. Le besoin étant énorme, et devrait emmener les pouvoirs publics à recruter davantage les instituteurs pour éviter le spectacle désolant  vécu dans les zones rurales de notre pays. En effet, il s’agit des lieux où  le Directeur d’une  école à cycle complet  s’occupe souvent de toutes les autres salles de classe. Faute de  collègues pour le faire ou encore des moyens pour engager les maîtres de parent dans cette tâche. Certes, un pas vient d’être franchi dans le processus de contractualisation des instituteurs. On souhaite que les pouvoirs publics  redoublent d’efforts d’ici les prochaines années. Surtout que les diplômés de l’ENIEG se comptent par milliers  dans notre pays. Des sources crédibles indiquent d’ailleurs que 30.000 dossiers ont été reçus dans le cadre de cette phase. 27.000 ont été recalés. Ce qui signifie que le Cameroun dispose d’assez de ressources dans le domaine de l’enseignement.

 

Désertion de 160 enseignants dans l’Extrême- Nord

Selon des informations parvenues à notre rédaction, 160 enseignants du secondaire ne sont pas  actuellement en poste dans l’Extrême-Nord. Ces Compatriotes qui ont été mutés dans cette partie du pays pour dispenser des cours, ont juste eu le temps d’aller prendre service et se faire délivrer des certificats de présence effective au poste. Cette situation est due à la complicité des chefs de service qui leur délivrent ces certificats, contre des subsides. C’est ainsi que tout le long de l’année scolaire, ils sont absents de leur poste d’affection et aucun rapport y afférent ne parvient  à la hiérarchie. Le ministre des enseignements secondaires a enjoint ces fonctionnaires à rejoindre leurs postes d’affectation. Surtout que la région de l’Extrême –Nord ne pas la seule qui souffre de ce phénomène. La région de l’Ouest. Plus de 80 personnels de ce secteur demandent souvent des congés pour l’Europe, alors qu’ils s’en vont à jamais. Que vivement ce problème soit résolu.

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